Le livre se compose de deux parties. La première rassemble les papiers de A : les Diapsalmata (aphorismes), des essais sur Don Juan et la musique de Mozart, La Rotation des cultures (art d'éviter l'ennui) et le Journal du séducteur. La seconde contient deux longs textes du juge Wilhelm adressés à A : la valeur esthétique du mariage, l'équilibre entre esthétique et éthique, et un « Ultimatum », qui est un sermon. Une préface de l'éditeur Victor Eremita raconte comment il a trouvé les papiers. L'ensemble est un dispositif littéraire autant que philosophique : les deux voix s'affrontent sans qu'aucune ne soit présentée comme celle de l'auteur.
Le livre est très remarqué à Copenhague et établit rapidement la réputation de Kierkegaard comme écrivain. Il est considéré comme son premier grand ouvrage, et le Journal du séducteur circule parfois séparément. Au XXe siècle, la lecture existentialiste y découvre l'un des textes où se pose le plus nettement la question du choix : choisir, c'est devenir soi. Il a influencé des écrivains et des philosophes, dont Miguel de Unamuno.
Ou bien… ou bien oppose un style de vie fondé sur le plaisir et la curiosité à un autre fondé sur l'engagement. Il demande surtout comment on choisit, et ce qu'on perd en ne choisissant pas. Chacun peut y reconnaître une manière d'éviter l'ennui, d'échapper à ses responsabilités, ou de les accepter. Le texte est d'une grande richesse littéraire, ce qui rend la lecture plus agréable que ne le laisserait attendre la réputation de son auteur.