Enfant, un jeune Caucasien est recueilli, malade et orphelin, dans un monastère géorgien où il grandit loin de sa terre et de sa culture natales, nourrissant en secret un désir ardent de liberté et de retour aux origines. Une nuit, profitant d'une tempête, il s'échappe du monastère et vit pendant trois jours une existence sauvage et intense au cœur de la nature caucasienne, affrontant notamment une panthère dans un combat homérique, avant d'être finalement retrouvé mourant et ramené au monastère, où il meurt en paix, ayant enfin connu, même brièvement, la liberté à laquelle il aspirait tant.
Le poème s'impose comme l'un des textes les plus admirés de Lermontov, sa célébration ardente de la liberté et de la nature sauvage du Caucase confirmant sa réputation de « poète du Caucase ».
Le poème demeure une référence essentielle de la poésie romantique russe, sa méditation sur la liberté, l'exil et l'appartenance continuant de résonner comme l'une des expressions les plus poignantes du romantisme caucasien de Lermontov.