Le roman suit Kikuji, jeune homme convié à une cérémonie du thé après la mort de son père, se retrouvant entraîné dans un réseau complexe de relations avec les anciennes maîtresses de celui-ci et leurs filles, la cérémonie traditionnelle devenant le théâtre discret de tensions amoureuses et familiales enfouies. Kawabata y déploie une écriture indirecte et suggestive, l'art du thé et ses objets anciens servant de miroir silencieux aux passions et aux rancœurs qui traversent les personnages, jamais nommées frontalement mais toujours perceptibles.
Le roman figure parmi les œuvres régulièrement associées au prix Nobel décerné à Kawabata en 1968, sa description minutieuse de la cérémonie du thé étant saluée comme l'une des évocations les plus fines de la tradition japonaise dans son œuvre.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus subtiles de Kawabata, sa description de la cérémonie du thé et des tensions familiales continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de son art de la suggestion.