Le roman s'ouvre sur un mariage collectif célébré par le chef de secte Sun Myung Moon, avant de suivre le récit d'un écrivain reclus, dont l'existence retirée du monde se trouve soudain empêtrée dans un univers de violence politique et de terrorisme médiatisé. DeLillo y déploie une méditation sur la scrutation médiatique croissante de la vie privée des écrivains et sur le déplacement du pouvoir symbolique de la littérature vers les images terroristes les plus spectaculaires de l'ère contemporaine.
Le roman remporte le prix PEN/Faulkner, consolidant durablement la réputation de DeLillo comme l'un des grands romanciers postmodernes américains de sa génération, six ans avant le succès plus considérable encore d'Outremonde.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus prophétiques de DeLillo, sa méditation sur le terrorisme médiatique et le déclin de l'influence littéraire continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du postmodernisme américain sur la violence spectaculaire.