Le texte définit l'esthétique et l'idéologie du surréalisme, mouvement qui fait la part belle au rêve et à l'inconscient, esquissant les techniques de l'écriture automatique et du compte-rendu des rêves comme voies d'accès privilégiées à une réalité supérieure que Breton nomme la « surréalité ». Breton y rejette le réalisme et la fiction romanesque pour des raisons autant esthétiques que morales, jugeant que l'observation du réel ne fournit que des « images catalogues » et des « lieux communs », dans un texte polémique et programmatique qui rejette avec virulence les conventions littéraires établies.
Le texte marque l'acte de naissance officiel du mouvement surréaliste, installant durablement Breton comme son chef de file incontesté, la biographie du poète en venant, dès cette date, à se confondre pratiquement avec celle du mouvement lui-même.
Le texte demeure le document fondateur le plus influent de l'avant-garde artistique du XXe siècle, sa définition de l'écriture automatique et de l'exploration du rêve continuant d'être étudiée comme l'un des grands tournants de l'histoire littéraire et artistique moderne.