Le recueil fait alterner les voix des fleurs d'un jardin, de la jardinière qui les cultive et d'une présence divine surplombante, pour décrire le retour miraculeux de la vie après l'hiver, chaque poème explorant sous un angle différent la survie, la résilience et le risque de la joie retrouvée. Glück y déploie une voix poétique reconnaissable entre toutes, d'une beauté austère qui rend l'existence individuelle universelle, portée par une recherche constante de clarté et une économie de moyens qui n'excluent jamais l'intensité émotionnelle la plus profonde.
Le recueil remporte le prix Pulitzer de poésie en 1993, le jury saluant un livre d'intense ravissement intérieur où prédominent les valeurs lyriques pures de la voix et de la méditation spirituelle, vingt-huit ans avant la consécration de Glück par le prix Nobel de littérature en 2020.
Le recueil demeure l'œuvre la plus universellement célébrée de Glück, sa méditation polyphonique sur le renouveau continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la poésie américaine de la fin du XXe siècle.