Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, le poème ne raconte pas l'ensemble de la guerre de Troie mais se concentre sur un épisode resserré de sa dixième et dernière année : la colère d'Achille, provoquée par un affront d'Agamemnon, et son retrait du combat qui manque de coûter la victoire aux Grecs. Le texte alterne scènes de bataille d'une grande violence et moments de dialogue entre héros et dieux, jusqu'à la réconciliation finale d'Achille avec Priam, roi de Troie venu réclamer le corps de son fils Hector.
Le poème est considéré depuis l'Antiquité comme le texte fondateur de la littérature grecque et, par extension, de la littérature occidentale — Aristote le cite comme modèle dans sa Poétique, et son influence traverse ensuite toute l'histoire de l'épopée européenne, de Virgile à Dante.
Le choix de resserrer un poème sur une seule émotion — la colère — plutôt que sur l'ensemble d'une guerre reste un modèle de construction narrative presque trois mille ans plus tard, démontrant qu'une épopée gagne en puissance ce qu'elle perd en exhaustivité.