Le livre retrace l'existence de Caroline Sydenstricker, mère de Pearl Buck, missionnaire américaine ayant quitté sa Virginie natale pour consacrer sa vie entière à la Chine, dont l'exil géographique et culturel permanent donne son titre à l'ouvrage. Buck y déploie une tendresse et une lucidité rares, dressant le portrait d'une femme tiraillée entre son attachement à sa culture d'origine et son dévouement absolu à la terre d'adoption qui devient, au fil des décennies, sa véritable patrie d'élection, malgré le déracinement permanent que cela implique.
Le livre est explicitement cité par le jury du Nobel, aux côtés de La Terre chinoise, comme l'un des « chefs-d'œuvre biographiques » ayant motivé l'attribution du prix Nobel de littérature à Buck en 1938, confirmant la reconnaissance de son talent au-delà du seul roman.
L'ouvrage demeure une œuvre importante pour comprendre la double culture qui a façonné Buck elle-même, sa tendresse biographique continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du genre biographique dans la littérature américaine du XXe siècle.