Le recueil célèbre l'amour qu'Éluard porte à Nusch à travers une poésie où le corps et le regard de la femme aimée deviennent la source d'un émerveillement constamment renouvelé, l'écriture surréaliste se mettant entièrement au service d'un lyrisme amoureux d'une intensité rare. Éluard y développe une conception de l'amour comme force créatrice et révélatrice, capable de transformer la perception même du monde par le poète, dans une continuité directe avec les préoccupations esthétiques du mouvement surréaliste dont il demeure alors l'une des figures majeures.
Le recueil s'inscrit dans la lignée des grands succès poétiques d'Éluard, confirmant sa réputation de poète de l'amour absolu, capable de conjuguer expérimentation surréaliste et lyrisme accessible.
Le recueil demeure l'une des grandes œuvres de la poésie amoureuse française du XXe siècle, sa célébration du corps et du regard de la femme aimée continuant d'être étudiée comme l'un des exemples les plus aboutis de la fusion entre esthétique surréaliste et lyrisme amoureux traditionnel.