Le recueil célèbre l'amour renaissant qu'Éluard découvre auprès de Dominique après les années de deuil consécutives à la mort de Nusch, filant la métaphore du phénix mythologique, oiseau capable de renaître de ses propres cendres, pour exprimer la capacité du cœur humain à retrouver l'espoir et la passion après l'épreuve de la perte. Ce chant ultime sur le pouvoir rédempteur de l'amour clôt symboliquement l'œuvre d'Éluard sur une note d'affirmation vitale, malgré la proximité de sa propre mort qui survient l'année suivante.
Le recueil est accueilli avec émotion par les lecteurs et la critique, sa dimension testamentaire, bien qu'involontaire, conférant une résonance particulière à ce dernier chant d'amour publié quelques mois seulement avant la disparition du poète.
Le recueil demeure une conclusion particulièrement émouvante à l'œuvre poétique d'Éluard, sa méditation sur la capacité de l'amour à renaître après le deuil continuant de résonner comme le testament spirituel d'un poète qui aura consacré toute sa vie à célébrer, sous des formes toujours renouvelées, la force rédemptrice du sentiment amoureux.