L'essai présente et commente l'œuvre de plusieurs poètes que Verlaine considère injustement méconnus ou négligés par leur époque, parmi lesquels Rimbaud, Mallarmé et Tristan Corbière. En consacrant ainsi Rimbaud auprès du public lettré, Verlaine contribue directement à sa légende naissante, alors même que le principal intéressé, retiré du monde littéraire, ignore tout de cette reconnaissance posthume anticipée.
L'essai a un impact décisif sur la réception de Rimbaud, contribuant à transformer le jeune poète oublié en mythe littéraire vivant auprès des symbolistes, tout en imposant durablement l'expression « poète maudit » dans le vocabulaire critique.
Sans ce texte et sans la fidélité de Verlaine à la mémoire de leur amitié, l'œuvre de Rimbaud aurait pu rester dans un oubli quasi total — un rappel que la postérité littéraire dépend parfois moins du génie seul que de la loyauté de ceux qui le font connaître.