Le cycle s'ouvre le 6 octobre 1908 et s'achève le 7 octobre 1933, soit vingt-cinq années de vie française et couvre notamment la Première Guerre mondiale. Les personnages, très nombreux, sont censés représenter les différentes classes de la société, et Romains explore la pensée intime de chacun, en même temps que les phénomènes collectifs qui les relient. Le fil conducteur est donné par Pierre Jallez et Jean Jerphanion, amis depuis l'École normale supérieure, soucieux d'apporter leur pierre à l'édifice humain. Chaque volume forme une unité relativement autonome, ce qui permet la lecture séparée.
Le cycle, publié pendant quatorze ans, est l'une des plus vastes entreprises romanesques du XXe siècle et reste l'œuvre principale de Romains, élu à l'Académie française en 1946, l'année de l'achèvement. Une série télévisée en a été tirée en 1983. Sa notoriété a fléchi avec le temps, mais l'ensemble reste étudié comme document sur la France de l'époque.
Les Hommes de bonne volonté offrent le portrait collectif le plus complet de la France de la Belle Époque, de la guerre et de l'entre-deux-guerres à travers des milieux très divers. Le projet unanimiste, qui donne un rôle central aux groupes, aux institutions et à l'opinion, en fait une tentative singulière de roman collectif. On y entre volume par volume, en commençant par Le 6 octobre.