Rousseau y retrace l'ensemble de sa vie, de son enfance genevoise marquée par la perte précoce de sa mère jusqu'à ses dernières années tourmentées, en s'engageant à dire, selon ses propres mots, « toute la vérité de sa nature ». Le texte n'hésite pas à révéler des épisodes peu flatteurs de son existence, dans une démarche de sincérité qui tranche radicalement avec les usages autobiographiques de son époque, davantage tournés vers l'apologie de soi.
Le texte s'impose comme l'un des documents fondateurs de la littérature autobiographique moderne, influençant durablement l'écriture de soi occidentale et la manière dont la littérature explore l'intériorité humaine.
L'honnêteté de ces analyses de soi, malgré leur part de complaisance parfois relevée par la critique, témoigne d'un courage moral rare pour l'époque et continue d'inspirer la littérature autobiographique et romantique bien après Rousseau.