Composé de treize livres, le texte retrace la jeunesse dissipée d'Augustin, sa fascination puis son rejet du manichéisme, et le lent cheminement qui le conduit, à Milan, sous l'influence de la prédication d'Ambroise et des prières de sa mère Monique, jusqu'à la scène de conversion dans le jardin — un enfant chantant « Prends et lis ! », les Écritures ouvertes au hasard. Les derniers livres se détachent du récit autobiographique pour devenir une méditation philosophique sur le temps, la mémoire et une exégèse du premier chapitre de la Genèse.
Le texte devient rapidement célèbre et reste, seize siècles après sa rédaction, l'une des œuvres les plus lues de la littérature universelle — aucune œuvre antérieure ne présente une telle profondeur d'introspection ni une telle sincérité dans l'aveu des faiblesses humaines.
Le texte invente un genre littéraire à part entière, l'autobiographie spirituelle sincère, qui influencera durablement l'écriture de soi occidentale bien au-delà du seul cercle religieux — jusqu'à Rousseau et ses propres Confessions, treize siècles plus tard.