Le recueil déploie une poésie intime centrée sur l'amour et ses désillusions, appliquant déjà pleinement les principes fondateurs de l'acméisme naissant, clarté du langage, précision de l'image, forme disciplinée, contre le flou symboliste alors dominant. Akhmatova y installe une voix poétique immédiatement reconnaissable, économe en effets mais d'une intensité émotionnelle constante, qui annonce déjà les grands recueils amoureux qui suivront.
Le recueil vaut à Akhmatova une reconnaissance immédiate dans les cercles littéraires de Saint-Pétersbourg, installant sa réputation naissante deux ans avant le succès plus considérable encore du Rosaire en 1914.
Le recueil demeure l'œuvre fondatrice de la carrière d'Akhmatova, sa voix poétique déjà pleinement affirmée continuant d'être étudiée comme l'un des premiers grands textes de l'acméisme russe.