Le recueil, tout entier consacré à l'amour et à sa tristesse, thème qui demeurera une préoccupation constante de l'œuvre d'Akhmatova, confirme les principes acméistes de clarté, de simplicité et de forme disciplinée que la poétesse partage avec son mari et cofondateur du mouvement, Nikolaï Goumilev. Akhmatova y déploie une économie de moyens remarquable, chaque poème captant avec une précision aiguë un instant émotionnel précis, loin des envolées symbolistes alors dominantes sur la scène littéraire russe.
Le recueil installe durablement la réputation d'Akhmatova, sa maîtrise formelle et son économie de moyens confirmant les principes acméistes qu'elle défend, plus de deux décennies avant Requiem, qui viendra bouleverser le registre de son œuvre.
Le recueil demeure l'une des œuvres fondatrices de la réputation d'Akhmatova, sa poésie amoureuse continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de l'acméisme russe du début du XXe siècle.