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ŒUVRE N° 0411 — FILM D'ANIMATION — FRANCE — 1980

Le Roi et l'oiseau

Écrit dans les années 1940-1977, sorti 1980 · Film d'animation · Jacques Prévert
Son dernier grand projet, film d'animation réalisé avec Paul Grimault, sorti trois ans après sa mort.
Pourquoi le découvrir — Un roi tyrannique et vaniteux, tombé amoureux d'un portrait, poursuit sans relâche une bergère et un ramoneur épris l'un de l'autre, aidés dans leur fuite par un oiseau facétieux — le dernier grand projet de Prévert, sur lequel il travaillait encore au moment de sa mort.

Contexte d'écriture § 01

  • Une genèse longue Prévert et le réalisateur Paul Grimault travaillent ensemble sur ce projet pendant plusieurs décennies, depuis les années 1940 jusqu'à la mort de Prévert en 1977.
  • Inachevé à sa mort Prévert meurt en pleine réalisation de la dernière scène du film, dont la version finale ne sortira que trois ans plus tard, en 1980, dédiée à sa mémoire.

Structure § 02

Dans un royaume imaginaire, un roi tyrannique, vaniteux et solitaire, tombe amoureux du portrait d'une bergère qui, elle, aime en secret un jeune ramoneur ; lorsque les deux amants s'enfuient à travers le royaume pour échapper à la jalousie meurtrière du souverain, ils sont aidés dans leur périple par un oiseau facétieux et courageux, farouche opposant du tyran. Le film, mêlant poésie visuelle et satire politique de la tyrannie et de l'arbitraire du pouvoir, déploie un univers d'une inventivité graphique exceptionnelle pour son époque, portée par les dialogues ciselés caractéristiques de Prévert.

Réception § 03

Le film, sorti en 1980 après des décennies de gestation et la mort de son scénariste, est accueilli comme un chef-d'œuvre de l'animation française, sa sortie étant marquée par un hommage émouvant de Paul Grimault, qui laisse un fauteuil vide à la première en mémoire de son ami disparu.

Pourquoi il compte encore § 04

Le film demeure une référence majeure de l'histoire de l'animation française, considéré comme une influence directe sur des générations de cinéastes d'animation ultérieurs, et clôt de façon particulièrement poignante l'œuvre de Prévert, dont il incarne jusqu'au bout l'engagement contre la tyrannie et l'arbitraire du pouvoir.