Le roman suit un jeune Anglais s'installant à Bruxelles pour y enseigner l'anglais dans un pensionnat de jeunes filles, où il tombe amoureux d'une élève-maîtresse, adoptant pour la première et unique fois dans l'œuvre de Brontë un narrateur masculin. Brontë y esquisse déjà, sous une forme moins aboutie que ses romans ultérieurs, les thèmes de l'exil, de l'enseignement et de l'amour contrarié qui traverseront l'ensemble de sa production narrative future.
Le roman, refusé par de nombreux éditeurs du vivant de Brontë, ne paraît qu'à titre posthume en 1857, deux ans après sa mort, dans l'ombre du succès considérable de Jane Eyre, Shirley et Villette.
Le roman demeure une œuvre précieuse pour comprendre la genèse de Villette, son matériau autobiographique bruxellois continuant d'être étudié comme la première ébauche des grandes obsessions thématiques de Brontë.