Le roman réunit, dans un pavillon d'hôpital soviétique réservé aux malades du cancer, d'anciens prisonniers du Goulag et des membres loyaux du Parti communiste, tous égaux devant la maladie qui menace leur existence indépendamment de leur statut social ou politique antérieur. Soljenitsyne y déploie une métaphore saisissante et constante, la maladie physique de ses personnages faisant écho à la maladie morale et politique plus profonde qui ronge la société soviétique tout entière, tout en explorant avec une acuité psychologique remarquable les questions de rédemption, de compromission et de survie.
Le roman contribue significativement, aux côtés du Premier Cercle publié la même année, à la réputation internationale grandissante de Soljenitsyne, deux ans avant sa consécration par le prix Nobel de littérature en 1970.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus subtiles de Soljenitsyne sur le plan métaphorique, sa réflexion sur la maladie comme miroir d'une société tout entière continuant d'être étudiée comme l'une de ses réussites littéraires les plus abouties.