L'ouvrage traite du côté féminin de la société française de l'époque à travers toutes ses classes, de la princesse à la paysanne, en proposant des conseils sur l'administration d'un foyer, la gestion de ses biens, les rapports avec l'entourage et la conduite morale à tenir en toute circonstance. Christine de Pizan y décrit une société allégorique où la dame est une femme dont la noblesse relève de l'esprit plutôt que de la seule naissance, insistant sur l'importance de l'instruction et de la prudence pratique pour toutes les femmes, quel que soit leur rang.
L'ouvrage complète utilement La Cité des Dames en offrant un versant pratique à la défense théorique des femmes développée dans le premier texte, contribuant à faire de Christine de Pizan une référence incontournable de la pensée sur la condition féminine à l'aube du XVe siècle.
L'ouvrage demeure un témoignage précieux sur la condition féminine à la fin du Moyen Âge, sa volonté de s'adresser aux femmes de toutes les classes sociales continuant d'être étudiée comme l'une des premières tentatives systématiques d'éducation féminine transversale dans la littérature française.