Le recueil porte le titre d'une nouvelle centrale, qui imagine un livre infini dont aucune page ne se retrouve jamais deux fois au même endroit — une variation tardive sur les obsessions de l'infini et du labyrinthe qui traversent toute l'œuvre de Borges depuis Fictions. Les nouvelles y gardent la même économie de moyens et la même érudition mêlée d'invention que ses œuvres de la maturité.
Le recueil est salué comme l'un des derniers grands textes de Borges, confirmant que son imagination reste aussi vive dans ses dernières années d'écriture que dans ses œuvres de jeunesse.
Le livre démontre que les grandes obsessions borgésiennes — l'infini, le labyrinthe, le vertige des bibliothèques impossibles — n'étaient pas un moment de sa carrière mais une vision cohérente qui a traversé toute sa vie d'écrivain, de la jeunesse jusqu'à ses dernières années aveugle.