Le recueil rassemble des nouvelles très courtes qui construisent chacune un univers conceptuel entier — une bibliothèque infinie contenant tous les livres possibles, un écrivain qui réécrit Don Quichotte sans le recopier, un homme condamné qui obtient mentalement le temps d'achever son œuvre dans la seconde qui précède son exécution. Ces récits sans grande épaisseur narrative se distinguent par la force de leurs images géométriques — l'hexagone, le cercle, le labyrinthe — et par leur érudition mêlant références réelles et inventées.
Le recueil s'impose progressivement comme l'une des œuvres majeures de la littérature du XXe siècle. Sa traduction française en 1951, portée par l'écrivain Roger Caillois, révèle Borges au public européen et installe sa réputation internationale.
Le recueil a directement influencé le réalisme magique latino-américain et une grande partie de la littérature postmoderne mondiale, en démontrant qu'un texte de quelques pages pouvait contenir la densité conceptuelle d'un roman entier.