Le récit évoque, dans une langue d'une tendresse et d'une gravité bouleversantes, l'amour inconditionnel et silencieux que la mère de Cohen lui portait durant son enfance et sa jeunesse à Marseille, un amour que l'auteur confesse n'avoir jamais su lui rendre à sa juste mesure de son vivant, trop absorbé par ses propres ambitions et préoccupations. Le texte se construit comme une longue confession douloureuse et une réparation posthume, où Cohen tente de restituer, par l'écriture, tout ce qu'il n'a pas su exprimer à sa mère avant sa disparition.
Le texte touche profondément les lecteurs par sa sincérité et son universalité, sa méditation sur l'amour maternel et le remords filial rencontrant un écho particulier bien au-delà du seul cercle des lecteurs habituels de Cohen.
Le texte demeure l'une des œuvres les plus lues et les plus citées de Cohen, sa réflexion universelle sur la culpabilité filiale et l'amour maternel continuant de toucher des lecteurs de tous horizons, indépendamment de leur familiarité avec le reste de son œuvre romanesque.