Le roman retrace le destin d'Emanuel Quint, fils de charpentier silésien persuadé d'être investi d'une mission religieuse à l'image du Christ, dont l'errance mystique à travers les campagnes silésiennes le conduit à un isolement croissant face à l'incompréhension et au rejet de son entourage. Hauptmann y transpose dans le registre romanesque son souci constant, déjà présent dans son théâtre, d'observer avec une rigueur presque clinique la trajectoire d'un individu placé aux marges de la société, interrogeant la frontière ténue entre la sainteté authentique et la folie aux yeux du monde.
Le roman est accueilli comme une incursion notable de Hauptmann dans un genre littéraire jusque-là peu exploré par lui, sa dimension mystique et sa réflexion sur la sainteté contribuant à élargir la perception du public sur l'étendue de son talent au-delà du seul théâtre naturaliste.
Le roman demeure une œuvre importante pour comprendre la dimension spirituelle et mystique de l'œuvre de Hauptmann, souvent éclipsée par la célébrité de son théâtre social, sa réflexion sur la sainteté et la folie continuant d'être étudiée par les spécialistes de son œuvre.