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ŒUVRE N° 0915 — ROMAN — FRANCE — 1933

Le Chiendent

1933 · Roman · Raymond Queneau
Son premier roman, déjà tourné vers l'exploration du langage.
Pourquoi le lire — Ce premier roman de Queneau, à la construction romanesque déjà complexe, interroge non sans pudeur le sens de la vie à travers le destin d'un modeste employé de bureau soudain saisi d'une conscience aiguë de sa propre existence.

Contexte d'écriture § 01

  • 1933 Queneau publie ce premier roman après s'être détaché du mouvement surréaliste d'André Breton, alors que son intérêt pour les mathématiques et sa fréquentation des cours de Kojève sur Hegel s'approfondissent.
  • Une matière philosophique assumée Le roman s'inspire directement des préoccupations philosophiques de Queneau, sa lecture attentive de Descartes ayant nourri la réflexion sur la conscience et l'existence qui traverse le texte.

Structure § 02

Le roman suit un modeste employé de bureau soudain saisi d'une conscience aiguë de sa propre existence, interrogeant non sans pudeur le sens de la vie à travers une construction romanesque déjà complexe et un langage qui explore ses propres limites expressives. Queneau y déploie, dès ce premier roman, la fascination durable pour le potentiel du langage français qui caractérisera l'ensemble de son œuvre ultérieure, installant d'emblée une voix narrative singulière loin des conventions du roman réaliste traditionnel.

Réception § 03

Le roman installe la réputation naissante de Queneau comme romancier exigeant et singulier, quatorze ans avant le succès public plus large que lui vaudra Exercices de style en 1947.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman demeure l'œuvre fondatrice de Queneau, son exploration précoce du langage continuant d'être étudiée comme l'un des premiers grands textes annonçant l'esprit qui présidera plus tard à la fondation de l'Oulipo.