Gervaise, jeune blanchisseuse arrivée à Paris pleine d'espoir et de projets, épouse un ouvrier zingueur avant que celui-ci ne sombre dans l'alcoolisme à la suite d'un accident du travail. Le couple, puis Gervaise elle-même, s'enfoncent progressivement dans la misère et l'alcoolisme, Zola dépeignant avec une précision clinique l'engrenage social et biologique qui conduit inexorablement ses personnages à la déchéance, sans jamais leur accorder la moindre échappatoire facile.
Le roman fait scandale à sa parution par la crudité de sa description du monde ouvrier et de l'alcoolisme, avant de s'imposer comme l'un des chefs-d'œuvre du naturalisme et l'une des œuvres les plus marquantes de tout le cycle des Rougon-Macquart.
Le roman offre l'une des représentations les plus abouties du déterminisme naturaliste — l'idée que le milieu social et les conditions de vie déterminent inexorablement le destin des individus, sans que la seule volonté personnelle ne suffise à en échapper.