Le roman suit le jeune Constantin Gloriot, dont l'imagination est mise en branle par un âne que les habitants appellent Culotte, d'après le curieux vêtement qu'il porte. Dans un village imaginaire, sans doute provençal, l'animal assure des livraisons pour un vieil homme isolé dans les collines. Le récit avance de la curiosité enfantine à une quête de plus en plus inquiète, où chaque détail du paysage prend un sens. Il ouvre un cycle de quatre romans autour du même personnage, avec Hyacinthe (1940), Le Jardin d'Hyacinthe (1945) et Mon compagnon de songes (1967).
L'Âne Culotte est l'un des livres les plus connus de Bosco. Une édition illustrée par Nicolas Eekman paraît en 1950 et le livre est traduit en anglais en 1978 (Culotte the Donkey, par Sister Mary Theresa McCarthy).
L'Âne Culotte a la simplicité d'un conte et la densité d'un récit initiatique : on y trouve, en germe, les thèmes qui feront la singularité de Bosco — la nature habitée, le secret, le passage de l'enfance à la conscience du mystère. C'est un bon point d'entrée dans l'œuvre, plus accessible que Malicroix, et un roman que l'on peut lire à tout âge.