Le roman suit une sculptrice bourgeoise du nom de G.H., qui, en nettoyant la chambre de sa domestique récemment partie, découvre un cafard dans un placard, rencontre en apparence anodine qui déclenche une crise mystique et existentielle d'une intensité vertigineuse, la narratrice finissant par ingérer une partie de l'insecte dans un geste de communion radicale avec la matière la plus élémentaire de l'existence. Lispector y déploie sa prose la plus radicalement introspective, l'intrigue quasi inexistante cédant toute la place à une exploration philosophique de l'identité, de l'altérité et du sacré dans le plus insignifiant des objets.
Le roman s'impose comme l'une des œuvres les plus exigeantes et les plus discutées de Lispector, sa radicalité formelle et philosophique suscitant un intérêt critique considérable, notamment de la part des études féministes depuis la fin des années 1970.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus philosophiquement ambitieuses de Lispector, sa méditation sur l'identité et l'altérité continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature introspective brésilienne du XXe siècle.