Le roman suit une famille pakistanaise traversant plusieurs décennies de bouleversements politiques violents, la honte et l'humiliation infligées et endurées se transmettant de génération en génération jusqu'à exploser en une violence incontrôlable. Rushdie y déploie son mélange caractéristique de réalisme magique et de fiction historique, transformant l'histoire politique tumultueuse du Pakistan en une fable allégorique sur les liens entre pouvoir, honte et violence collective.
Le roman consolide la réputation de Rushdie comme chroniqueur du sous-continent indien, complétant le diptyque formé avec Les Enfants de minuit, cinq ans avant la controverse mondiale suscitée par Les Versets sataniques.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus politiquement engagées de Rushdie, sa fable allégorique sur le Pakistan continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la fiction postcoloniale du XXe siècle.