Le livre retrace, sur plusieurs siècles et dans un style qui emprunte directement aux grands historiens antiques comme aux chroniqueurs modernes, la naissance, l'apogée et le déclin d'un vaste empire imaginaire, peuplé de figures héroïques, de conquérants et d'amours mémorables. D'Ormesson y déploie, avec un plaisir manifeste et une érudition constante, toute la grande histoire universelle qu'aurait pu connaître ce monde fictif, mêlant drame, aventure et réflexion sur le pouvoir et la civilisation dans un texte qui se lit à la fois comme un roman d'aventures et comme une méditation sur le sens de l'Histoire elle-même.
Le roman remporte le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1971, installant définitivement d'Ormesson comme un romancier de premier plan après le relatif insuccès de ses œuvres précédentes.
Le roman demeure une référence singulière dans le paysage littéraire français, son mélange inédit d'érudition historique feinte et de pur plaisir romanesque continuant d'être salué comme l'un des exemples les plus réussis de fiction se faisant passer pour de l'histoire véritable.