Le récit suit un jeune étudiant solitaire, parcourant à pied la péninsule d'Izu, se liant d'amitié avec une troupe de comédiens ambulants et développant une affection pure et innocente pour la jeune danseuse du groupe. Kawabata y déploie déjà pleinement sa sensibilité mélancolique et son art de la suggestion, l'émotion naissant moins des événements eux-mêmes que de leur évocation indirecte, dans une prose d'une simplicité et d'une pudeur qui préfigurent l'ensemble de son œuvre à venir.
Le récit fait connaître Kawabata dès sa publication, installant durablement sa réputation naissante de jeune écrivain prometteur, plusieurs décennies avant que son œuvre ne culmine avec le prix Nobel de littérature en 1968.
Le récit demeure le texte fondateur de la réputation de Kawabata, sa sensibilité mélancolique et son art de la suggestion continuant d'être étudiés comme les premières manifestations abouties de son style caractéristique.