Le roman évoque l'univers de la prison pour femmes, ses codes, ses solidarités et ses violences, avec un souci de vérité et de réalisme que Sarrazin puise directement dans sa propre expérience de la détention. Écrit clandestinement pendant l'incarcération, le texte témoigne avec pudeur d'un engrenage carcéral que Sarrazin décrit de l'intérieur, sans jamais céder à l'apitoiement sur elle-même ni sur ses codétenues.
Le roman connaît, comme L'Astragale, un succès immédiat à sa parution en 1965, avant de recevoir l'année suivante le prix des Quatre Jurys, consacrant la reconnaissance littéraire de Sarrazin au-delà du seul succès commercial.
Le roman fait de Sarrazin la première femme à raconter en littérature son expérience directe de la prison féminine, un témoignage d'une valeur documentaire et littéraire rare, écrit depuis l'intérieur même de l'expérience qu'il décrit.