IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Juan de Mairena
ŒUVRE N° 1141 — PROSE — ESPAGNE

Juan de Mairena

Prose apocryphe · Antonio Machado
Sa prose apocryphe, réflexions d'un professeur imaginaire.
Pourquoi le lire — Machado invente un professeur de philosophie apocryphe, Juan de Mairena, à qui il prête des maximes, des réflexions sur la littérature, la pédagogie et la vie espagnole, dans un dispositif qui lui permet une liberté de ton et de pensée que sa propre voix ne s'autorisait pas toujours.

Contexte d'écriture § 01

  • Les années 1930 Machado développe ce personnage apocryphe durant les dernières années de sa carrière d'enseignant à Madrid, alors que ses préoccupations sociales et politiques se font de plus en plus pressantes face à la montée des tensions qui mèneront à la guerre civile.
  • Un procédé littéraire déjà expérimenté Machado avait déjà eu recours à des poètes apocryphes dans son œuvre poétique antérieure, prolongeant ici ce jeu de masques dans le registre de la prose philosophique et pédagogique.

Structure § 02

Le texte invente un professeur de philosophie apocryphe, Juan de Mairena, à qui Machado prête des maximes, des réflexions sur la littérature, la pédagogie et la vie espagnole. Machado y déploie une liberté de ton et de pensée que sa propre voix ne s'autorisait pas toujours, le masque de Mairena lui permettant d'aborder avec un humour souvent grinçant les travers de la société espagnole de son temps, l'éducation, la politique, la religion.

Réception § 03

Le texte révèle une facette moins connue de Machado, celle d'un moraliste et d'un critique social, complétant utilement l'image du poète mélancolique de Champs de Castille par celle d'un esprit ironique et engagé dans les débats de son temps.

Pourquoi il compte encore § 04

Le texte demeure précieux pour comprendre la dimension philosophique et sociale de la pensée de Machado, son usage du masque apocryphe continuant d'être étudié comme l'un des dispositifs les plus originaux de la prose espagnole du XXe siècle.