Le poème voit la poétesse invoquer Aphrodite, déesse de l'amour, la suppliant de venir une nouvelle fois à son secours et d'apaiser un chagrin amoureux, la déesse répondant à son appel comme elle l'avait déjà fait par le passé. Sappho y déploie une intimité et une familiarité rares avec le divin, s'adressant à la déesse presque comme à une amie complice déjà venue l'aider à plusieurs reprises, dans une prière qui mêle supplication religieuse et confidence amoureuse.
Le poème, cité dans son intégralité par un traité de rhétorique antique, devient la pièce la plus étudiée de l'œuvre de Sappho précisément parce qu'il est la seule à avoir traversé les siècles sans lacune, offrant un accès direct et complet à son art.
Le poème demeure la pièce maîtresse de l'œuvre de Sappho parvenue jusqu'à nous, sa forme, la strophe saphique, continuant d'être étudiée et imitée comme l'un des grands modèles métriques de la poésie occidentale.