Mathias Pascal, accablé de dettes et engagé dans un mariage malheureux, s'absente quelque temps de sa ville natale, période durant laquelle un cadavre non identifié est faussement pris pour le sien et enterré sous son nom. Découvrant à son retour qu'on le croit mort, Pascal saisit cette occasion inespérée pour endosser une nouvelle identité et recommencer son existence ailleurs, avant de découvrir progressivement qu'une vie sans identité légale ni statut social reconnu se révèle être, à sa manière, une prison aussi contraignante que celle dont il croyait s'être libéré.
Le roman rencontre un succès immédiat et durable, s'imposant comme l'une des œuvres les plus lues de Pirandello et confirmant dès le début du siècle son talent de romancier avant même ses grands succès théâtraux ultérieurs.
Le roman demeure une réflexion précoce et durable sur l'instabilité de l'identité et les limites de la liberté individuelle, thèmes que Pirandello développera avec une audace formelle croissante dans l'ensemble de son théâtre ultérieur.