La pièce retrace le destin de Blanche de la Force, jeune aristocrate d'une timidité et d'une peur maladives, qui entre au Carmel de Compiègne pour fuir le monde, avant que la Révolution ne condamne la communauté entière à la guillotine pour son refus de renoncer à la vie religieuse. À travers le parcours de Blanche, tentée de fuir jusqu'au bout puis rejoignant finalement ses sœurs sur l'échafaud, Bernanos médite une dernière fois sur le mystère du sacrifice et de la grâce qui transforme la peur la plus intime en un acte de foi absolu.
La pièce connaît une reconnaissance élargie grâce à l'opéra que le compositeur Francis Poulenc en tire quelques années après sa publication, portant l'œuvre bien au-delà du seul cercle des lecteurs de théâtre et lui assurant une notoriété internationale durable.
La pièce demeure l'une des grandes œuvres sur le martyre et la foi au théâtre français, sa méditation sur la transformation de la peur en grâce continuant d'être régulièrement reprise, notamment grâce à sa version lyrique désormais inscrite au répertoire des grandes scènes d'opéra.