Le roman prend la forme du journal intime d'un jeune prêtre inexpérimenté, affecté à la paroisse d'Ambricourt, dans le nord de la France, où il se heurte à l'indifférence et à l'hostilité de ses paroissiens tout en luttant contre la maladie qui le ronge et le doute qui l'assaille. Inspirée en partie du curé d'Ars et peut-être d'un jeune prêtre mort de tuberculose à vingt-huit ans que Bernanos avait côtoyé dans son enfance, la figure du curé d'Ambricourt suit la « petite voie » de l'enfance spirituelle chère à sainte Thérèse de Lisieux, le roman s'achevant sur la formule devenue célèbre, « Tout est grâce », empruntée à la sainte elle-même.
Le roman est unanimement salué comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre du XXe siècle, son style limpide et épuré, plus accessible que celui de ses romans précédents, contribuant à en faire l'œuvre la plus lue de Bernanos, avant d'être adapté au cinéma en 1950 par Robert Bresson.
Le roman demeure l'un des sommets du roman catholique français du XXe siècle, sa méditation sur la grâce et la sainteté ordinaire continuant de toucher des lecteurs bien au-delà du seul cercle des croyants, par la seule force de sa prose dépouillée et bouleversante.