La chanson déploie sur plus de six minutes une longue montée musicale progressive, portée par une orchestration qui s'amplifie inexorablement, tandis que le texte évoque avec une sensualité directe et assumée un moment de plaisir partagé, sans détour ni pudeur excessive. Cette construction en crescendo continu, rare dans la chanson populaire de l'époque, fait de C'est extra une expérience presque hypnotique qui emprunte autant au rock qu'à la tradition de la chanson française.
La chanson marque les esprits par son audace sensuelle assumée dans un contexte encore largement pudique de la chanson française, et reste aujourd'hui l'un des titres les plus identifiés à l'image libertaire et libérée de Ferré.
C'est extra illustre la capacité de Ferré à faire de la liberté, sexuelle autant que politique, une matière poétique et musicale à part entière, sans jamais séparer chez lui l'anarchisme des convictions et celui des mœurs.