Le roman suit Jean Floressas des Esseintes, aristocrate désabusé et névrosé qui se retire dans une maison isolée pour échapper à la banalité de la vie parisienne, explorant à travers des descriptions minutieuses et une prose riche les méandres de son esprit en quête d'un univers esthétique et sensoriel unique. Traînant son mal du siècle dans les couloirs chargés de livres de son pavillon, des Esseintes voit son mépris de l'humanité s'accroître à mesure qu'il comprend que le monde est, en majeure partie, composé de sacripants et d'imbéciles, incarnant l'archétype du dandy mélancolique dont l'aspiration à l'absolu artistique se heurte sans cesse à la médiocrité du réel.
Le roman acquiert dès sa parution une renommée durable et parfois sulfureuse, s'imposant immédiatement comme le principal manifeste du mouvement décadent et faisant de Huysmans son représentant le plus emblématique aux yeux de la critique et du public lettré de son temps.
Le roman demeure une référence incontournable pour comprendre l'esthétique décadente et symboliste de la fin du XIXe siècle, son style flamboyant et ses thématiques audacieuses continuant d'inspirer et de provoquer des réflexions profondes sur la nature de l'art et de la vie bien au-delà de son époque de parution.