Les nouvelles du recueil mettent en scène des personnages algériens ordinaires, souvent des fellahs ou des figures de la société musulmane locale, dont Eberhardt prend systématiquement la défense contre l'injustice administrative coloniale. Contrairement à ses carnets, ces textes sont davantage construits comme des fictions à part entière, avec une intention narrative et politique assumée.
Ces nouvelles sont aujourd'hui reconnues comme une contribution rare et précoce à une littérature critique de la colonisation française en Algérie, écrite par une auteure européenne qui a choisi de vivre du côté des colonisés plutôt que des colons.
Peu d'écrivains européens de cette période ont pris un parti aussi clair contre la logique coloniale dans laquelle ils auraient pu confortablement s'inscrire — Eberhardt le fait depuis l'intérieur même de la société qu'elle défend, ce qui donne à ces textes une légitimité rare pour l'époque.