Le roman suit un jeune homme, appelé auprès de son grand-père mourant sur une île isolée du Mozambique, devant veiller le corps pendant onze jours selon la coutume familiale, plongeant peu à peu dans les secrets et les fantômes d'une lignée familiale entière. Couto y déploie sa fusion caractéristique entre tradition orale et forme romanesque moderne, le titre même de l'ouvrage, un fleuve appelé Temps, une maison appelée Terre, condensant la méditation du roman sur la circularité du temps et l'enracinement dans la terre ancestrale.
Le roman consolide la réputation de Couto comme l'un des plus grands stylistes de la langue portugaise contemporaine, sa méditation sur la mémoire familiale trouvant un écho particulier auprès des lecteurs lusophones du monde entier.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus poétiques de Couto, sa méditation sur le temps et l'héritage familial continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature mozambicaine contemporaine.