La nouvelle suit le vieux chef cosaque Tarass Boulba, entraînant ses deux fils fraîchement sortis du séminaire dans la guerre contre les Polonais, jusqu'à devoir affronter lui-même la trahison du plus jeune, tombé amoureux d'une noble polonaise et passé dans le camp ennemi. Gogol y déploie une fresque épique célébrant la fraternité cosaque et la fidélité à la terre natale, la tragédie familiale de Tarass Boulba se doublant d'une méditation plus large sur l'identité collective et le sacrifice individuel.
La nouvelle contribue à installer la réputation de Gogol comme conteur du folklore ukrainien et cosaque, sept ans avant le succès plus considérable encore des Âmes mortes en 1842.
La nouvelle demeure l'une des œuvres les plus populaires de Gogol en dehors de ses récits pétersbourgeois, sa fresque épique cosaque continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature historique russe et ukrainienne du XIXe siècle.