La nouvelle met en scène Simon Kress, riche collectionneur d'animaux exotiques qui achète une colonie de créatures extraterrestres miniatures et intelligentes, les « rois des sables », qu'il élève pour son seul divertissement cruel, les forçant à se livrer des guerres spectaculaires jusqu'à ce que les créatures, dont l'intelligence collective dépasse largement ce qu'il avait anticipé, finissent par se retourner contre leur tortionnaire. Cette fable sur la cruauté gratuite et ses conséquences imprévisibles, portée par une tension horrifique savamment maîtrisée, annonce déjà le goût prononcé de Martin, qui se confirmera dans Le Trône de fer, pour les retournements de situation cruels et les personnages dont l'arrogance précipite la propre perte.
La nouvelle est unanimement saluée par la critique et le lectorat de science-fiction, son triple couronnement par les prix Hugo, Nebula et Locus en 1980 installant durablement la réputation de Martin comme l'un des meilleurs nouvellistes américains de sa génération, avant son tournant ultérieur vers le roman de fantasy.
Les Rois des sables demeure l'une des nouvelles les plus célébrées de la science-fiction américaine du XXe siècle, sa fable glaçante sur la cruauté et ses conséquences continuant d'être étudiée comme un exemple accompli de la maîtrise du format court chez Martin.