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ŒUVRE N° 0712 — ROMAN — ROYAUME-UNI — 1954

Sa Majesté des Mouches

1954 · Roman · William Golding
Son roman le plus célèbre, vendu à plus de cinquante millions d'exemplaires.
Pourquoi le lire — Le meilleur point d'entrée dans Golding : un groupe de jeunes garçons, isolés sur une île déserte après un accident d'avion, voient rapidement leur société naissante se scinder entre décence coopérative et culte sauvage de la force, dans le roman devenu un phénomène mondial.

Contexte d'écriture § 01

  • 1954 Golding publie ce roman à quarante-trois ans, après vingt et un refus d'éditeurs, alors qu'il enseigne encore et observe quotidiennement le comportement de ses élèves.
  • Une réponse polémique Le roman se conçoit en partie comme une réponse critique à L'Île de Corail de R.M. Ballantyne, dont Golding réfute l'optimisme naïf sur la capacité des enfants britanniques à maintenir spontanément la civilisation loin de toute autorité adulte.

Structure § 02

Le roman retrace le sort d'un groupe de jeunes garçons britanniques isolés sur une île déserte après un accident d'avion, dont la société naissante se scinde rapidement en deux factions rivales, l'une marquée par la décence et la volonté de coopérer, l'autre par le culte de la force, la soif de pouvoir et la violence. Golding y déploie une écriture d'une clarté narrative réaliste combinée à une diversité et une universalité mythiques remarquables, démontrant que l'homme, livré sans règles à lui-même, ne peut construire aucune civilisation durable et choisit inévitablement le mal.

Réception § 03

Le roman connaît un accueil d'abord mitigé et des ventes modestes en édition reliée, avant que l'édition de poche de 1959 ne déclenche un succès fulgurant, atteignant des dizaines de millions de lecteurs et devenant l'un des textes les plus étudiés dans les écoles du monde entier, vingt-neuf ans avant la consécration de Golding par le prix Nobel de littérature.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman demeure l'œuvre la plus universellement lue de Golding, sa peinture de la fragilité de la civilisation continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites allégoriques de la littérature britannique du XXe siècle.