Le recueil pousse à son terme la radicalisation stylistique amorcée dans les œuvres précédentes de Celan, chaque poème se réduisant parfois à quelques mots à peine, dans une écriture d'une densité et d'un silence presque minéral. Celan y déploie l'aboutissement de sa quête d'une « contre-langue », le silence entre les mots devenant presque aussi signifiant que les mots eux-mêmes, dans une poésie qui semble se tenir constamment au bord du mutisme.
Le recueil est considéré par une partie de la critique comme le point culminant, et pour certains le plus difficile d'accès, de l'évolution poétique de Celan, sa radicalité formelle continuant de susciter d'abondants commentaires et exégèses parmi les spécialistes de son œuvre.
Le recueil demeure l'aboutissement le plus extrême de la poétique de Celan, son épure quasi silencieuse continuant d'être étudiée comme l'une des expériences limites de la poésie de langue allemande du XXe siècle.