Le roman suit un modeste enseignant de province héritant d'une fortune considérable léguée par un ami philosophe excentrique, à condition de prendre soin de son chien, avant que la richesse soudaine ne le précipite dans une spirale de vanité, de manipulation par des proches intéressés et de ruine morale progressive. Machado de Assis y déploie son ironie mordante appliquée cette fois à la satire philosophique, la doctrine parodique du Humanitisme, prêchant que la souffrance individuelle importe peu face au bien général de l'espèce, trouvant un écho glaçant dans la propre déchéance morale du protagoniste.
Le roman s'impose comme l'un des trois grands romans de la maturité de Machado de Assis, aux côtés de Mémoires posthumes de Brás Cubas et de Dom Casmurro, atteignant selon la critique des sommets alors inconnus de la littérature de langue portugaise du XIXe siècle.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus corrosives de Machado de Assis sur le plan philosophique, sa satire de l'optimisme systémique continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature réaliste brésilienne.