Le poème voit le poète invoquer le vent d'ouest automnal, à la fois destructeur des feuilles mortes et messager des graines qui referont le printemps, en une image du renouveau et de la diffusion du changement à travers le monde. Shelley y déploie une construction en cinq mouvements, l'invocation du vent servant de tremplin à une méditation sur sa propre condition de poète, appelant le vent à faire de lui l'instrument de sa propre parole, dans un souffle qui mêle admiration pour la nature et ambition prophétique.
Le poème est très largement considéré comme le chef-d'œuvre de Shelley, l'un des textes les plus fréquemment anthologisés de la poésie romantique anglaise, sa formule finale sur le printemps qui ne peut être loin derrière l'hiver comptant parmi les vers les plus cités de la langue anglaise.
Le poème demeure l'œuvre la plus universellement célébrée de Shelley, son image du vent comme force à la fois destructrice et régénératrice continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la poésie visionnaire romantique.