Le roman retrace, à travers le personnage de Ferdinand, une enfance et une adolescence parisiennes marquées par la pauvreté, l'humiliation et une violence familiale omniprésente, dans le même style haché et oral que Voyage au bout de la nuit. La part autobiographique, déjà présente dans le premier roman, y est encore plus envahissante.
Le roman reçoit un accueil critique nettement plus froid que Voyage au bout de la nuit — une déception qui affecte profondément Céline et qui compte, selon plusieurs analyses historiques, parmi les facteurs ayant contribué à sa radicalisation politique et idéologique dans les années qui suivent.
Le roman confirme, malgré son accueil difficile, la singularité stylistique de Céline — et son échec relatif éclaire, rétrospectivement, la bascule ultérieure de l'écrivain vers les pamphlets, sans jamais l'excuser.