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ŒUVRE N° 0907 — PROSE — RUSSIE — 1937

Mon Pouchkine

1937 · Essai littéraire · Marina Tsvetaïeva
Son autoportrait déguisé en essai littéraire.
Pourquoi le lire — Sous couvert d'un essai consacré à Alexandre Pouchkine, dont l'œuvre a bercé son enfance, Tsvetaïeva compose en réalité un autoportrait à peine voilé, révélant à travers son admiration pour le grand poète russe sa propre conception de la vocation littéraire.

Contexte d'écriture § 01

  • 1937 Tsvetaïeva publie cet essai alors qu'elle vit encore à Paris dans une pauvreté croissante, peu avant que son mari ne soit contraint de fuir vers l'URSS et qu'elle ne doive elle-même suivre le mouvement deux ans plus tard.
  • Une matière d'enfance Le texte puise dans les souvenirs d'enfance de Tsvetaïeva, l'œuvre de Pouchkine ayant profondément marqué sa formation littéraire dès son plus jeune âge dans le foyer polyglotte de ses parents.

Structure § 02

L'essai, sous couvert d'un hommage à Alexandre Pouchkine dont l'œuvre a bercé son enfance, compose en réalité un autoportrait à peine voilé, révélant à travers son admiration pour le grand poète russe sa propre conception exigeante de la vocation littéraire et de l'intégrité artistique. Tsvetaïeva y déploie une prose aussi personnelle et directement émotionnelle que sa poésie, l'objet critique en apparence extérieur, Pouchkine, devenant progressivement un miroir dans lequel elle sonde sa propre identité de poète.

Réception § 03

L'essai s'impose comme l'une des œuvres en prose les plus personnelles de Tsvetaïeva, publié durant les dernières années de son exil parisien, peu avant les bouleversements dramatiques qui précèdent sa mort en 1941.

Pourquoi il compte encore § 04

L'essai demeure l'une des œuvres les plus révélatrices de Tsvetaïeva sur sa propre conception de la littérature, son autoportrait déguisé continuant d'être étudié comme l'une des grandes réussites de la prose critique russe du XXe siècle.