L'essai, sous couvert d'un hommage à Alexandre Pouchkine dont l'œuvre a bercé son enfance, compose en réalité un autoportrait à peine voilé, révélant à travers son admiration pour le grand poète russe sa propre conception exigeante de la vocation littéraire et de l'intégrité artistique. Tsvetaïeva y déploie une prose aussi personnelle et directement émotionnelle que sa poésie, l'objet critique en apparence extérieur, Pouchkine, devenant progressivement un miroir dans lequel elle sonde sa propre identité de poète.
L'essai s'impose comme l'une des œuvres en prose les plus personnelles de Tsvetaïeva, publié durant les dernières années de son exil parisien, peu avant les bouleversements dramatiques qui précèdent sa mort en 1941.
L'essai demeure l'une des œuvres les plus révélatrices de Tsvetaïeva sur sa propre conception de la littérature, son autoportrait déguisé continuant d'être étudié comme l'une des grandes réussites de la prose critique russe du XXe siècle.