Hannah, jeune femme mariée au géologue Michaël dans le Jérusalem des années 1950-1960, voit son existence se rétrécir peu à peu — mari, enfant, vie domestique — tandis que son monde intérieur, nourri de rêveries et de désirs inassouvis, s'éloigne de plus en plus de son quotidien. Oz donne la parole à cette narratrice à la première personne, dans une ville elle-même tendue par la jeune histoire d'Israël.
Le New York Times le qualifiera d'« Israeli Madame Bovary », une comparaison qui a suivi le roman depuis sa parution. Il reste l'une des œuvres les plus étudiées d'Oz et l'un des textes les plus traduits de la littérature israélienne moderne.
C'est l'un des premiers grands romans israéliens à donner une voix aussi intérieure et complexe à un personnage féminin, dans une littérature nationale alors largement centrée sur les récits de pionniers et de guerre. Il annonce, par sa forme, l'exploration narrative plus large qu'Oz poursuivra toute sa carrière.